Aline Fournier, soprano colorature

Aline Fournier (1893-1968)
1914 Collection Jacques Beaudoin

De Sainte-Sophie-de-Lévrard à Victoriaville, Montréal, New York, Londres, Paris et Milan, le chemin n’est pas tracé pour une jeune femme de milieu très modeste née en 1893. Dotée d’une belle voix de soprano colorature qui lui a valu bien des louanges au Québec entre 1915 et 1920, Aline Fournier l’a parcouru, non sans peine.

Son époux, Benoît Verdickt, est belge d’origine, musicien d’église jusqu’au bout des ongles, mais dont les horizons en Europe semblaient limités. Maître de chapelle génial, il a ébloui la scène musicale de Lachine pendant 50 ans et enseigné à plusieurs générations de choristes amateurs.

Leurs succès musicaux indéniables ne peuvent faire oublier l’échec de leur vivre-ensemble à une époque où, au Québec, le divorce était impensable. À ceux qui s’informaient de ce qu’il était advenu de son épouse, Benoît Verdickt répondait laconiquement : « Je chante pour le Bon Dieu, elle chante pour le Diable! »

Extrait de : La Soprano et l’Organiste de Jacques Beaudoin et Pierre Ducharme

Lignée généalogique : Aline @ Alphonse/Hélène Tousigant @ Hégésippe/Théotiste Beaudet @ Boniface/Marguerite Hamel @ Pierre/Marie-Louise Stuart @ Pierre Fournier dit Vendôme et Françoise Couture